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Tarière thermique à deux poignées et mèche posées près de trous de poteaux sur un chantier
Tarières thermiques

Quel coût par trou prévoir avec une tarière thermique professionnelle à deux personnes sur des chantiers réguliers ?

Le coût par trou ne se limite ni au carburant ni au prix d’achat de la machine. Voici une méthode pour intégrer les charges réelles des deux opérateurs, puis comparer le résultat selon la cadence et le volume annuel de perçages.

En bref
  • Le coût par trou se calcule en divisant les charges attribuées par le nombre de trous conformes.
  • Le temps rémunéré des deux opérateurs doit être compté, pas seulement les heures moteur.
  • L’amortissement par trou dépend du volume annuel réellement atteignable.
  • Carburant, maintenance et usure des mèches doivent reposer sur des relevés et dépenses réels.
  • Pour comparer achat, location ou prestation, utilisez le même périmètre de coûts et de tâches.

Pour estimer le coût par trou d’une tarière thermique, additionnez les charges de la machine et le coût du temps réellement mobilisé par les deux opérateurs, puis divisez ce total par le nombre de trous conformes réalisés. Le résultat dépend donc autant du terrain, des déplacements et de la cadence que du prix d’achat.

La méthode ci‑dessous vous permet de comparer des chantiers et des options d’investissement sans partir d’un tarif générique. Elle s’applique à une tarière thermique professionnelle à deux personnes, à condition d’utiliser vos propres prix, relevés de consommation, temps de travail et volumes annuels.

Définir ce que recouvre le coût par trou

Avant de calculer, fixez le périmètre. Un coût de production peut inclure uniquement les charges directement liées au perçage. Un coût de chantier plus complet comprend aussi le transport, l’installation, le balisage, les déplacements entre les emplacements et le rangement. Les deux mesures sont utiles, mais elles ne répondent pas à la même question.

Pour décider si une machine est rentable, privilégiez un coût complet comparable entre les options envisagées. Si vous comparez une tarière thermique à deux opérateurs avec une autre machine ou une prestation extérieure, comptez les mêmes tâches dans chaque scénario. Par exemple, ne chargez pas le transport dans une option tout en l’excluant de l’autre.

  • Coût direct du perçage : carburant consommé, entretien attribuable à l’usage, usure des mèches et temps de perçage.
  • Coût de mobilisation : chargement, trajet, préparation, déplacements sur le site et nettoyage.
  • Coût de possession : amortissement ou coût annuel de détention de la machine et des accessoires.
  • Coût de main‑d’œuvre : temps payé des deux personnes, charges comprises, pour les opérations retenues.

Un trou commencé mais non conforme doit aussi être pris en compte. La terre, le carburant et le temps dépensés pour le reprendre ont un coût, même si le résultat final est compté comme un seul trou livré. Pour le calcul, retenez le nombre de trous acceptés, et non le nombre de fois où la mèche a pénétré dans le sol.

Gardez deux résultats Calculez un coût de perçage et un coût complet de chantier. Le premier aide à suivre la performance de la machine ; le second sert à chiffrer et à comparer une activité réelle.

Relever les données utiles sur le chantier

Un calcul fiable commence par des relevés simples et réguliers. Sur chaque chantier, consignez le nombre de trous conformes, le diamètre et la profondeur demandés, le type de sol observé, la durée de fonctionnement moteur et la durée totale mobilisée par l’équipe. Notez séparément les attentes, les déplacements et les incidents. Ces informations expliquent les écarts d’un site à l’autre.

Pour le carburant, utilisez une mesure issue de vos opérations : quantité ajoutée, durée moteur ou consommation relevée selon une méthode suivie de la même façon. Distinguez autant que possible le temps de perçage du ralenti et des pauses moteur en marche. Un relevé pris sur une seule tâche facile ne représentera pas nécessairement des chantiers réguliers avec plusieurs sols et diamètres.

Pour la main‑d’œuvre, prenez le coût horaire employeur de chaque opérateur, plutôt que le salaire net. Intégrez les charges et les éléments de rémunération que votre comptabilité rattache au temps de travail. Si les deux personnes n’ont pas le même coût horaire, conservez deux lignes de calcul ; ne leur attribuez pas arbitrairement un taux moyen.

Enfin, rassemblez les pièces d’achat et d’entretien : prix de la machine, accessoires nécessaires, factures de carburant, consommables, interventions, pièces remplacées et éventuelle valeur de revente estimée à partir d’éléments justifiables. Pour une durée de vie ou une revente incertaine, préparez plusieurs hypothèses internes plutôt que de présenter une valeur supposée comme une certitude.

Définissez aussi ce qui compte comme une unité de production. Des trous de diamètres ou profondeurs très différents ne sont pas toujours comparables. Vous pouvez calculer un coût par trou pour chaque famille de travaux, ou conserver des catégories distinctes, par exemple selon le diamètre, la profondeur et la difficulté du sol. Si le volume de terre extrait est déterminant, le calcul du volume de terre retiré aide à préciser la charge de travail associée au trou.

Calculer le coût complet d’un trou

La formule générale est la suivante :

Coût par trou conforme = coût total attribué aux chantiers considérés ÷ nombre de trous conformes réalisés sur ces chantiers.

Pour rendre ce total exploitable, séparez les postes. Une écriture pratique est : coût de possession affecté aux trous + carburant + entretien et usure + main‑d’œuvre + autres coûts de chantier. Chaque poste doit porter sur la même période et le même périmètre de production.

Amortissement et possession de la machine

Pour une estimation de gestion, vous pouvez répartir le coût d’acquisition net sur la durée d’usage retenue, puis affecter la part annuelle au volume annuel attendu. Le coût net tient compte du prix d’achat et, si elle est étayée, de la valeur de revente. Ajoutez les accessoires indispensables à l’activité si vous les traitez comme un investissement associé. La formule peut s’écrire ainsi :

Coût de possession par trou = coût annuel de possession ÷ nombre de trous conformes produits dans l’année.

La durée d’usage et le volume annuel sont des hypothèses de gestion à confronter aux faits. Tenez un scénario prudent et un scénario fondé sur votre activité habituelle. Si vous financez l’achat, distinguez le coût économique de possession du calendrier des paiements. N’ajoutez pas mécaniquement le remboursement du capital à un amortissement déjà comptabilisé : vous risqueriez de compter deux fois le même investissement. Les frais financiers, eux, doivent être traités de façon cohérente avec la méthode choisie.

Carburant, entretien et pièces d’usure

Le carburant consommé sur une période se calcule à partir de la quantité réellement utilisée et du prix d’achat correspondant. Divisez ensuite ce montant par les trous conformes de cette période. Si vous disposez d’un relevé de consommation par heure moteur, multipliez‑le par les heures moteur constatées, puis affectez le total au nombre de trous acceptés. Évitez de combiner une consommation mesurée dans des conditions légères avec une durée relevée sur des travaux plus exigeants.

Pour l’entretien, retenez les opérations et pièces associées à l’usage : nettoyage ou réglages prévus par le fabricant, interventions, éléments remplacés et usure des mèches. Vous pouvez répartir une facture clairement liée à un chantier directement sur celui‑ci. Pour les dépenses périodiques, utilisez les dépenses réellement observées sur une période pertinente et divisez‑les par la production correspondante. Les durées et consignes du fabricant restent la référence pour organiser la maintenance.

Ne considérez pas une mèche comme un consommable gratuit parce qu’elle était comprise dans le prix d’un kit. Son remplacement ou sa remise en état représente une charge d’usage. Vérifiez également l’adaptation de l’emmanchement et des accessoires à la machine : une incompatibilité peut créer des pertes de temps ou rendre l’équipement inutilisable. Les mèches et accessoires compatibles doivent donc figurer dans la comparaison, au même titre que le moteur.

Suricut Tarière thermique 62 cm³ et 3 mèches

Suricut 4,1/5319,80 €

Une tarière thermique de 62 cm³ avec trois mèches pour varier les diamètres de forage au jardin.

Cumelliir tarière thermique 71 cm³ avec trois mèches

Cumelliir 4,1/5154,99 €

Trois diamètres de mèches et un moteur de 71 cm³ pour préparer vos trous de poteaux.

Temps des deux opérateurs

Le calcul du coût d’un trou de tarière doit compter les deux personnes. Pour chaque tâche, multipliez la durée de mobilisation par le coût horaire employeur de l’opérateur concerné, puis additionnez les deux montants. Si l’équipe travaille ensemble pendant la même durée, le coût de main‑d’œuvre correspond à la durée commune multipliée par la somme des deux coûts horaires. Cette règle vaut aussi pour le chargement et la préparation si ces tâches mobilisent les deux personnes.

Vous pouvez distinguer le temps moteur, le temps passé à manipuler la machine et le temps total consacré au chantier. Le premier aide à analyser le coût d’usage de la tarière ; le dernier donne une vision économique plus complète. Une machine qui perce rapidement, mais exige de longs déplacements ou une préparation importante peut ne pas réduire le coût final par trou.

Comparer le coût selon la cadence et le volume annuel

La cadence observée doit correspondre à des trous conformes, pas à la vitesse théorique de rotation de la mèche. Pour la mesurer, divisez les trous acceptés par le temps retenu. Précisez toujours si ce temps signifie heures de fonctionnement moteur, heures de travail de l’équipe ou durée totale de présence sur le chantier. La cadence par heure moteur et celle par heure payée ne sont pas interchangeables.

Le volume annuel agit surtout sur la part fixe du coût. À coûts de possession identiques, une production annuelle plus élevée répartit cette charge sur davantage de trous. Mais cette amélioration n’est réelle que si la machine reste disponible et si le volume supplémentaire est réalisable dans des conditions comparables. Une panne, une saison courte, des changements fréquents de diamètre ou des trajets longs peuvent réduire la production effective.

Situation de travailEffet probable sur le calculDonnée à vérifier
Chantiers ponctuels et peu de trous par anLe coût de possession pèse davantage par trou, car il est réparti sur un faible volume.Nombre de trous réellement prévus et temps de mobilisation par chantier.
Activité régulière avec sols et tâches comparablesLes charges par trou deviennent plus lisibles, à condition de suivre les arrêts et l’usure.Cadence réelle, consommation et taux de trous conformes.
Volume élevé ou chantiers très variablesLa part fixe peut être mieux répartie, mais le carburant, l’entretien et les heures d’équipe augmentent avec l’usage.Disponibilité, remplacements de pièces, déplacements et périodes de pointe.

Cette comparaison ne donne pas un tarif universel. Elle vous indique quelles données font varier votre propre résultat. Pour chaque scénario, recalculez le coût annuel de possession sur son volume, puis ajoutez les coûts variables et le temps de l’équipe. Si vous projetez davantage de trous, vérifiez aussi que le planning, le personnel, l’accès aux chantiers et les règles de sécurité permettent réellement cette hausse.

Pour des trous similaires, le temps total de l’équipe par trou peut être estimé en divisant les heures de travail retenues par le nombre de trous conformes. Multipliez ensuite cette durée par le coût horaire combiné des opérateurs. Si la cadence baisse sur un sol difficile, le coût de main‑d’œuvre par trou augmente, même si le carburant par heure moteur reste stable. Les temps d’arrêt et les reprises doivent être inclus dans la période observée.

Suricut Mèche de tarière semi-professionnelle Ø 150 mm

Suricut 4,0/547,80 €

Une mèche de 150 mm à pointe conique, conçue pour évacuer la terre et s’adapter aux emmanchements de 20 mm.

Nemaxx B100 mèche de tarière hélicoïdale Ø 100 mm

Nemaxx 3,9/534,90 €

Une mèche hélicoïdale de 100 mm pour creuser des trous de poteaux et de plantation avec une tarière compatible.

Évaluer la rentabilité de l’investissement

La rentabilité d’une tarière thermique professionnelle se juge en la comparant à une solution de référence sur la même activité : location, recours à une prestation extérieure, équipement déjà disponible ou autre type de machine adapté au chantier. Pour chaque option, calculez le coût annuel complet, puis rapportez‑le au même nombre de trous conformes. Intégrez les frais de mobilisation et le temps des personnes mobilisées, y compris lorsque l’équipement est loué ou fourni par un tiers.

Un seuil de rentabilité peut se construire avec vos données. Distinguez les charges fixes annuelles de chaque option et les charges qui varient avec le nombre de trous. Le volume à partir duquel l’achat devient économiquement intéressant dépend de l’écart entre ces charges, de la cadence réellement atteignable et de l’utilisation possible de la machine. Si les options ne fournissent pas le même niveau de service ou ne conviennent pas aux mêmes terrains, le seuil ne suffit pas à décider.

Comparez également des machines réellement adaptées à l’usage. Une tarière à deux personnes impose de respecter le mode de prise en main prévu par son fabricant, les diamètres admissibles, la puissance disponible et les limites liées au terrain. Le choix ne doit pas reposer uniquement sur la cylindrée ou le prix affiché. Pour cadrer l’analyse technique avant l’achat, consultez les critères pour choisir une tarière à deux personnes ou de grosse cylindrée.

La comparaison doit enfin prendre en compte la disponibilité. Un matériel immobilisé pendant une période de forte activité peut entraîner un report, une location de remplacement ou des heures supplémentaires. Vous pouvez intégrer ces éléments au scénario, mais appuyez-vous sur votre historique et vos devis plutôt que sur une hypothèse présentée comme certaine.

Éviter les erreurs et sécuriser le calcul

  • Diviser par des trous théoriques : utilisez les résultats conformes réellement obtenus sur la période étudiée.
  • Oublier le second opérateur : comptez le temps et le coût de chaque personne, même si l’une est affectée à la surveillance ou à la préparation.
  • Confondre cadence moteur et cadence de chantier : incluez le transport, le balisage, les changements de position et les nettoyages dans le coût complet.
  • Extrapoler une seule journée : séparez les sols, diamètres et profondeurs lorsque les conditions changent sensiblement.
  • Compter deux fois les charges : gardez une méthode cohérente pour amortissement, financement, entretien et consommables.
  • Négliger les reprises : notez les trous ratés, les blocages et les interventions, puis rapportez leurs coûts aux trous conformes livrés.
  • Comparer des périmètres différents : utilisez les mêmes hypothèses de main‑d’œuvre, de transport et de maintenance pour chaque option.

Un coût bas ne justifie jamais de forcer une machine au‑delà de ses limites. Les réactions de couple, les projections, les réseaux enterrés et la stabilité du terrain doivent être pris en compte avant le perçage. Consultez la notice du fabricant, choisissez des équipements de protection adaptés et interrompez le travail si les conditions ne permettent pas de contrôler l’outil. En cas de doute sur les réseaux ou la sécurité du chantier, faites appel à une personne compétente.

Pour actualiser votre calcul, reprenez les données à intervalles réguliers et après un changement important de machine, de mèche, de personnel ou de type de chantier. Le coût d’usage d’une tarière à deux opérateurs devient alors un indicateur de gestion, non une estimation figée. Il vous aide à voir si la hausse du volume réduit la part fixe, ou si une baisse de cadence et une usure accélérée annulent cet avantage.

En pratique, gardez une fiche par famille de travaux : trous conformes, temps des deux opérateurs, consommation, entretien, usure des accessoires et frais de mobilisation. Avec ces données, vous pouvez comparer vos chantiers réguliers, repérer le poste qui pèse le plus et décider si l’investissement correspond réellement à votre volume annuel.

Questions fréquentes

Comment calculer le coût par trou d’une tarière thermique à deux opérateurs ?

Additionnez les coûts de possession, de carburant, d’entretien et d’usure, ainsi que le coût du temps des deux opérateurs et les frais de chantier retenus. Divisez le total par le nombre de trous conformes réalisés sur la même période.

Faut‑il compter le temps des deux opérateurs même si un seul fait fonctionner la machine ?

Oui, si les deux personnes sont mobilisées et rémunérées pour le chantier, leur temps doit être intégré au coût complet. Comptez séparément les tâches et les durées si leur présence n’est pas identique.

Pourquoi le volume annuel change‑t‑il le coût par trou ?

Le coût annuel de possession est réparti sur le nombre de trous produits. Un volume plus élevé peut réduire cette part par trou, mais les dépenses variables, l’entretien et les heures de travail augmentent avec l’usage.

La cadence annoncée par le fabricant suffit-elle pour estimer le coût ?

Non, car une cadence théorique ne tient pas nécessairement compte du sol, des déplacements, de la préparation ou des reprises. Utilisez la cadence observée sur des chantiers comparables et comptez les trous conformes.

Comment comparer l’achat d’une tarière avec la location ?

Comparez les coûts annuels complets pour un même nombre de trous et un périmètre de travail identique. Intégrez la mobilisation, la main‑d’œuvre, l’entretien, les accessoires et les éventuels frais de remplacement.

Pour aller plus loin

Notre site de référence Forage Hydraulique détaille ce point : coût d’un forage de puits.

La rédaction

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